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Après le frais et doux-amer "La nouvelle Ève", on pouvait attendre des merveilles du retour de Catherine Corsini. Sélection à Cannes, présence de Pascale Bussières ou Sami Bouajila, l'affiche s'annonçait prometteuse. Las. "La répétition" ressemble à "Voleur de vie 2, le retour du trauma". Prenez le nullissime film d'Yves Angelo, dont la recette était "je pleure dans tes bras tout doucement", "je te regarde dormir", "je me dispute avec toi car t'es belle alors que moi non", "tu la sens ma douleur ?" et j'en passe. Remplacez Sandrine Bonnaire par Pascale
Bussières (on gagne tout de même au change), laissez pousser les cheveux d'Emanuelle Béart, ajoutez un peu de blabla sur le théâtre et la création. Vous obtenez "La répétition", qui mérite bien son titre puisqu'on a de plus l'impression de voir la même scène tous les quarts d'heure ("je t'aime, mais casse-toi car je ne t'aime pas"). Encore un pari perdu pour le cinéma français.
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