Au début des années 90, si l'on ne devait retenir qu'un film du cinéma Hong-Kongais, ce serait celui-ci. Après avoir connu le succès avec Le Syndicat du Crime 1 et 2, John Woo et son producteur Tsui Hark décidèrent de s'atteler à la réalisation de The Killer, l'histoire violente d'un tueur romantique. Si John Woo a eu quelques soucis a faire comprendre à son équipe sa vision du film pendant le tournage, The Killer est rapidement devenu son oeuvre la plus exportée à travers le monde. C'est avec ce film que Chow Yun-Fat est devenu une star et que John Woo a commencé à beaucoup intéresser les studios d'Hollywood. On retrouve dans ce film tout ce qui a rendu célèbre le style de John Woo: gunfights chorégraphiés comme des ballets, ralentis hypnotiques, ennemis faces-à-faces se tenant en joue mutuellement, envols de colombes, musique très présente, thèmes du Bien, du Mal, de l'Honneur, de la Trahison... Même si les scènes de fusillades ne sont pas aussi démentielles que ce!
lles d'A Toute Epreuve, elles demeurent encore très impressionnantes douze ans après la sortie du film.
Seuls petits défauts: des dialogues un peu décevants et un doublage français correct mais sans plus (la voix française de Sally Yeh est parfois énervante). Mais à part ces détails, The Killer s'impose comme le meilleur film de John Woo et comme un des polars les plus réussis qui soit. Tout amateur de cinéma asiatique se DOIT de voir ce chef-d'oeuvre.
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